Phil Meier
Freeski et MTB Freerider

En quoi vous différenciez-vous des autres freeriders? 

Disons que je n’ai jamais vraiment beaucoup porté d’attention sur les compétitions. Je préfère largement réaliser de belles photos et des clips vidéo. De plus, j’ai commencé ma carrière de freerider au début du siècle, donc les années m’ont offert un certain savoir-faire et un recul précieux.

Vous habitez actuellement à Verbier, mais la montagne suisse est-elle idéale pour le freeride? 

Oui, il y a beaucoup de belles choses à faire en Suisse. D’ailleurs, même si le berceau du freeride est en Amérique du Nord, nos sportifs ont un excellent niveau. Beaucoup de productions internationales viennent tourner des extraits de leurs films sur nos pentes. Par contre, il est vrai que nos hivers peuvent être très différents d’une année à l’autre. Cela complique la planification des tournages alors qu’en Alaska, par exemple, on sait qu’on pourra toujours produire des images extraordinaires. Personnellement, je skie énormément sur Verbier, qui offre un terrain de jeu impressionnant. Il y a également beaucoup de stations en Suisse centrale qui se prêtent merveilleusement à la pratique du freeride. 

Quelles sont, selon-vous, les qualités nécessaires afin de percer dans ce milieu? 

La concurrence est rude car il y a beaucoup de jeunes qui ont du talent. Après, il y a d’autres critères qui sont quasiment tout aussi importants. Il faut, par exemple, savoir se vendre auprès des sponsors ou encore avoir une sensibilité artistique pour la réalisation de vidéos. 

Vous aurez bientôt quarante ans, comment voyez-vous votre avenir dans ce sport extrême? 

Je me rends bien compte que je suis plus sur la fin de ma carrière qu’au début, mais je pense que je saurai arrêter avant de décliner. Pour l’instant, je suis serein car je continue d’être demandé, de faire du bon sport et surtout d’aimer ce que je fais. J’ai aussi l’impression d’être plus posé et de mieux savoir quand cela vaut vraiment la peine que je prenne des risques.