L’un des moments forts de votre été sera Roland-Garros où l’on attend naturellement que vous fassiez un excellent résultat. Cette attente et cette pression sont-elles bénéfiques?

J’espère! J’ai toujours aimé ce tournoi et ma victoire l’année dernière a été incroyable; un moment très heureux et j’en suis très fier. J’espère pouvoir jouer mon meilleur tennis et on verra où cela m’amène.

Il y a plusieurs années, vous remportiez la version junior du tournoi. Quel souvenir en avez-vous?

Ever tried. Ever failed. No matter. Try again. Fail again. Fail better.

Un très beau souvenir! C’était mon premier grand succès; j’étais parti en TGV et je m’en souviens comme si c’était hier. J’avais battu plusieurs joueurs qui sont toujours sur le circuit dont Dudi Sela et Nicolas Almagro, puis Brian Baker en finale.

L’été est naturellement une période très chargée pour vous, faite de voyages dans le monde entier. Avez-vous tout de même la possibilité de profiter de la Suisse?

Pas beaucoup, mais dès que je rentre j’essaie de profiter un maximum: passer du temps avec ma fille, faire une belle promenade au bord du lac ou une grillade chez moi.

Avec Roger, vous êtes l’une des plus grandes chances de médailles aux JO de Rio. Comment vivez-vous cette fierté de représenter son pays dans une compétition si particulière?

J’adore. Représenter la Suisse a toujours été un grand honneur pour moi. Gagner la médaille d’or avec Roger était un des moments les plus heureux de ma carrière.

Et j’étais aussi très fier de porter le drapeau suisse pendant la cérémonie d’ouverture à Londres en 2012.

Les Jeux, Wimbledon, Roland-Garros, la période sera extrêmement intense. La fatigue, voire l’épuisement, vous inquiète-t-il? Comment pourrez-vous vous ressourcer à ce moment?

La plus grande différence est qu’on a moins de temps pour s’entraîner après Wimbledon. Pour le moment, je me sens bien; ça devrait être ok même si le programme est serré.

L’été reste une période durant laquelle les Suisses se passionnent massivement pour les sports et se déplacent volontiers pour soutenir leurs athlètes. Sentez-vous, dans les tribunes par exemple, ce fort soutien populaire helvétique?

Oui, c’est génial. Peu importe où on joue, il y a toujours des Suisses, comme par exemple à Roland-Garros, à Wimbledon ou à l’US Open.

Ou prenez les ATP World Tour Finals, il y a toujours énormément de Suisses. C’est un plaisir pour nous joueurs et on apprécie beaucoup leur soutien tout au long de l’année.