Comment êtes-vous devenu un passionné de plongée?
C’était il y a trente ans, au hasard d’une rencontre. Un ami m’a emmené sous l’eau et je suis tout de suite tombé amoureux de cette sensation d’apesanteur. J’aurais voulu y rester la nuit entière. Quelques semaines après, je commençais à préparer mes brevets de plongeur. Par la suite, j’ai eu le désir de partager ces moments avec le plus grand nombre de personnes.

Avez-vous vu cette discipline se démocratiser?
Oui, très clairement! D’abord, les cours se sont simplifiés, démocratisés. L’aspect «militaire» du début a lentement cédé la place à un apprentissage plus ludique et accessible à tout le monde. De cette manière, n’importe qui ou presque peut passer le brevet nécessaire et acquérir les bases pour plonger en toute sécurité. Cela a bien sûr permis une augmentation du nombre de pratiquants et donc un développement de l’offre des constructeurs de matériel. Celui-ci a non seulement vu son prix baisser mais est surtout devenu plus perfectionné et performant.
Qu’est-ce qui attire tous ces nouveaux plongeurs?
Beaucoup ont envie de découvrir ce monde parallèle qui se trouve sous les flots. Ce ressenti si particulier, l’observation de paysages lunaires magiques, des poissons et de la nature attire de nombreuses personnes de tous horizons. Chacun vient en fait y chercher quelque chose qui diffère totalement de son quotidien. D’autres se mettent même à la plongée pour vaincre leur peur de l’eau. Quoi qu’il en soit, il n’y a plus forcément besoin d’être un grand passionné ou d’être à la recherche de sensations extrêmes pour plonger. On peut le faire comme on va skier ou jouer au football.

Quelles sont les premières étapes?
Certains commencent avec un simple baptême. D’autres préfèrent se lancer directement dans le premier brevet. En quelques semaines on peut obtenir le papier nécessaire pour devenir un plongeur autonome et aller découvrir ce monde magique.


M. Jean-Pierre Baiardi