L’hiver arrive enfin. Vous l’attendiez impatiemment?

C’est sûr! Je me réjouis de sentir à nouveau les sensations de vitesse et de liberté que procurent la neige. L’hiver me plonge immédiatement dans une atmosphère de conte de fées où tout semble plus pur.

C’est aussi un moment où l’on se retrouve en famille. Mes premiers souvenirs de ski sont à Villars avec mon grand frère. J’essayais de reproduire tout ce qu’il arrivait à faire sur les pistes.

Vous n’avez pas skié la saison passée suite à un accident et une blessure à l’épaule. L’approche de cette nouvelle saison doit un peu vous angoisser, non?

Pas du tout. Je me sens en forme et confiante notamment grâce à une nouvelle approche confiée à Philippe Clément, nouveau membre de mon équipe, qui s'occupe surtout de ma préparation mentale et d'une partie de ma préparation physique.

Je suis si contente de pouvoir reprendre la compétition. Honnêtement, l’adrénaline me manquait terriblement. Evidemment, il existe une appréhension pour la toute première course qui est, du coup, un peu symbolique.

Ce sera le 8 décembre à Val Thorens, je ferai tout pour être au top dès le début et revenir à mon ancien classement le plus vite possible.

Le moment clé de cette saison?

Probablement la dernière course qui sera une descente de Championnat du monde. Ce sera en mars et c’est un sacré défi intéressant à gérer. Niveau adrénaline, on sera au sommet.

Arrivez-vous encore à voir les montagnes comme un lieu de totale liberté, maintenant que c’est devenu votre métier?

Oui, avec une bonne neige à Villars, je me fais toujours plaisir de manière insouciante. J’ai grandi en montagne et toute mon éducation s’est faite dans cet environnement.

Difficile de ne pas s’y sentir simplement bien… J’apprécie également le fait que nos montagnes soient moins régulées que dans d’autres pays. Mais cela laisse une plus grande liberté et donc une importante responsabilité à chacun. Personne ne doit oublier que la nature reste la seule cheffe.