Vous êtes connu pour être un grand bosseur, comment vous entraînez-vous pour améliorer vos capacités au mieux?

J’ai la chance de travailler depuis longtemps avec mon entraîneur physique Pierre Paganini. Il me connaît très bien. Avec Pierre et le reste de mon équipe, on fait le programme pour toute l’année. Il y a bien sûr la phase de préparation avant le début de la saison et après il a aussi des blocs avant les changements de surface.

Votre santé est votre outil de travail, devient-elle une obsession?

Je ne dirais pas une obsession mais elle est bien sûr très importante. A mon âge, c’est normal d’avoir des petits bobos de temps en temps. Il faut savoir les gérer et faire avec.

Quels sont vos moments de plaisir et de récupération?

Quand je voyage, j’aime bien voir quelque chose de la ville, goûter la cuisine locale, visiter un bon restaurant ou faire une promenade. Quand je rentre chez moi, j’aime passer du temps avec la famille et les amis, me promener au bord du lac ou faire un bon barbecue le week-end.

Ressentez-vous parfois une certaine usure?

Je ne sais pas si usure est le bon mot, mais je sais de quoi vous parlez. Je pense que c’est le cas pour tous les sportifs de haut niveau. Comme j’ai dit, on a tous des petits bobos, mais c’est normal.

Comment conditionnez-vous votre mental pour garder un moral d’acier et gérer la pression?

Il faut bien se connaître et savoir gérer avec son équipe. C’est un processus et quand j’étais jeune je savais beaucoup moins gérer tout ça. Mais avec les grands matchs, le travail sur le court et en dehors, j’ai fait beaucoup de progrès et j’ai appris à mieux gérer.

Comment faites-vous pour éviter les blessures?

Comme je vous ai dit, je fais le programme avec Pierre Paganini et mon équipe. Un bon programme est une bonne base. Il faut se préparer au mieux, savoir quand il faut faire une pause et écouter les spécialistes comme Pierre ou mon médecin. Après il n’y pas de secret; j'avais eu beaucoup de chance dans ma carrière en évitant de grosses blessures jusqu'à l'année dernière quand j'ai eu de gros problèmes avec mon genou et j'ai eu des béquilles pendant 8 semaines après l'opération. Ceci est très dur pour un athlète, on ne peut presque rien faire et il faut être très patient. Heureusement j'ai pu compter sur Pierre Paganini qui m'a beaucoup aidé pendant cette période difficile. 

Quels sont vos conseils pour les gens voulant se remettre au sport?

Faites ce qui vous fait plaisir. Commencez doucement, mais faites quelque chose régulièrement. Maintenant au printemps, c’est le bon moment. On a envie de sortir et de bouger.

Vous avez déjà réalisé de nombreux exploits. Mais quels sont les rêves qui vous motivent encore?

Chaque année, c’est un grand but de se qualifier pour les ATP Finals à Londres. J’adore ce tournoi et si je le joue, je sais que j’ai fait une très bonne saison. Bien sûr, les Grands Chelems sont toujours très importants. Le fait d’en avoir gagné trois est un rêve et ça donne envie.