De quoi êtes-vous aujourd’hui les plus fiers?

Nous sentions depuis plusieurs années l’efficacité de nos actions, mais nous n’avions pas d’indicateurs objectifs. Aujourd’hui, c’est le cas grâce à une récente étude d’un institut de sondage qui a réussi à prouver que près de 94% du pays avait une opinion positive de Nez Rouge.

Mieux encore, il a été démontré que notre logo ou notre nom faisait réfléchir 56% des sondés sur leur capacité de conduire dans un état affaibli.

Vous avez de plus en plus de bénévoles et vous réalisez un nombre croissant de courses. Quel est désormais votre objectif?

Avec plus de 8000 engagements bénévoles par année, nous sommes effectivement devenus une organisation très importante dans laquelle Monsieur et Madame Tout-le-monde peuvent s’engager.

«Nous rappelons à chacun de prendre ses responsabilités»

Il y a même un deuxième effet social qui est apparu: certaines personnes qui auraient passé les Fêtes un peu seules se retrouvent désormais entre elles autour d’une tâche utile pour l’ensemble de la société.

Cela dit, notre but n’est pas d’augmenter le nombre de courses. Nous ne pourrons jamais ramener tout le monde! Nous préférons responsabiliser les conducteurs et les inviter à choisir une personne apte à la conduite dans le groupe, emprunter les transports en commun ou trouver une solution pour dormir sur place.

Comment influez-vous le comportement de vos bénéficiaires?

Nous ne voulons surtout pas faire la morale. Nous nous contentons de féliciter la personne qui fait appel à nos services.

Nos actions de prévention se font de manière plus subtile. Nous rappelons à chacun de prendre ses responsabilités.

Etre actif le reste de l’année est un objectif?

Non, Nez Rouge est une action ponctuelle et annuelle de sensibilisation, pas une concurrence aux taxis. Par contre, nous aimerions beaucoup que des groupes de bénévoles se forment dans les régions où nous ne sommes pas présents. C’est le cas du Haut-Valais, de Bâle ou de Schaffhouse.