La mode masculine en a pris son parti: à chacun son look. Quitte à schématiser, les temps sont au clanisme avec la stricte observance de code d’appartenance. En résumé, le hipster ne se mélange pas au style classique, lequel ne se confond pas avec le "slow ware".

A travers ses vêtements, l’homme cherche à dire qui il est, quitte à forcer le trait.

Là où le premier revisite des classiques américains, en portant des pantalons courts, des vestes cintrées et en affichant des mollets sans chaussettes et des pieds nus dans une paire de mocassins, le second reste fidèle à de grandes marques, où la griffe ne signifie pas l’avènement d’une révolution vestimentaire.

Ses vestes, ses pantalons, et même ses jeans, se maintiennent dans une distance respectable avec les dernières tendances. Le troisième se cherche encore avec toutefois une envie de plaire, qu’il fait coïncider avec des vêtements simples, mais bien taillés dans des matériaux aux fibres naturelles.

Cette liste des tendances actuelles de la mode masculine pourrait s’allonger. Chacune d’elles témoigne d’une affirmation de soi, décomplexée. A travers ses vêtements, l’homme cherche à dire qui il est, quitte à forcer le trait.

Il n’a plus peur des accessoires et il soigne les détails. Mais s’il fallait relever les dominantes de l’été 2016, on citera, en vrac: un retour des années psychédéliques avec des couleurs vives et mélangées.

Pour corriger ce vent de folie, la tenue militaire, façon junte latino-américaine, lève le menton et bombe le torse. Et pour les plus audacieux, la route de la Soie souffle un air extrême-oriental sur des vestes et des blouses qui donnent envie d’aller dîner dans un restau chinois.