Et cela commence par ce que nous achetons. Au-delà du label bio, les produits que nous consommons cachent parfois une grande consommation énergétique. Le maître mot est local. Il évitera des grands trajets entre le lieu de production et le point de vente.

On économise donc en essence et on favorise l’économie de proximité, un des piliers du développement durable. De plus, cela garantit que les fruits et légumes soient de saison et respectent le cycle de la nature.
 

A proximité ou en vrac

Pour cela, se rendre au marché ou chez un producteur apparaît comme une solution idéale. D’autant plus que les prix y sont comparables à ceux pratiqués dans les grandes enseignes.

Pour pallier le problème du temps à consacrer à ces achats, de nombreuses coopératives proposent des paniers de produits de saison que l’on peut se faire livrer – à vélo – directement chez soi ou sur son lieu de travail.

Les nombreux emballages qui accompagnent nos produits polluent également. A cet égard, la tendance des magasins en vrac amène une réponse simple. Si la démarche demande quelques aménagements, le résultat est rapidement visible et permet de réaliser de grandes économies en frais de sacs-poubelle taxés.
 

D’autres manières de cuisiner

Un autre levier est celui de la consommation de viande. Alors que les Suisses sont des grands carnivores – avec 50 kilos de viande par habitant en 2016 – sa production demande beaucoup de ressources.

Sans aller jusqu’à se priver de viande, en cuisiner moins souvent permet d’agir concrètement pour l’environnement. Cela ouvre aussi une porte vers de nouvelles recettes; les légumes offrant une variété de saveurs souvent sous-estimées.

Pour rappel, produire 100 grammes de viande demande en moyenne 2 kilos de céréales et 2000 litres d’eau. Sans oublier l’énergie liée à la transformation de la viande et les gaz à effet de serre dégagés par les flatulences des bêtes. L’économie se retrouve aussi dans le portefeuille, puisqu’il s’agit d’un produit relativement coûteux.
 

Des petits détails

Tenir un compost, cuisiner les restes une fois par semaine… C’est peu mais déjà beaucoup. De nombreuses mesures sont très facilement applicables pour cuisiner, consommer avec et non pas contre la planète.