Si nous remontons dans un passé encore proche, la transmission du savoir-faire culinaire se faisait principalement de mère en fille. A notre époque, savoir cuisiner n’est plus une véritable obligation, mais une véritable passion. Jérôme Rottmeier et son associé Jérôme Baxas ont réussi le pari d’enseigner cet art en toute simplicité, dans un atelier de cuisine familial situé à Vevey.

L’art de maîtriser une recette

Visualiser la finalité d’une recette de cuisine photographiée dans les livres est une chose, la maîtriser en est une autre. Et malgré le nombre impressionnant de sites web de cuisine agrémentés de vidéos censées vous aider à comprendre les aspects pratiques, se retrouver seul devant ses fourneaux à essayer de reproduire une recette peut devenir fastidieux et peu convivial. 

C’est pour ces raisons que Jérôme Rottmeier, diplômé de la prestigieuse Ecole Hôtelière de Lausanne, mais surtout passionné depuis sa plus tendre enfance par l’art culinaire, a décidé en 2006 de créer dans sa propre cuisine, des cours destinés aux amateurs. C’est en s’associant à Jérôme Baxas, un ancien chef de cuisine et enseignant à l’école Ritz Escoffier de Paris, qui rêvait lui aussi de créer une petite structure afin de rester proche des participants, que l’atelier de cuisine de Vevey est né.

Leur concept: une cuisine récréative et non pas formative

Le duo reçoit des groupes ne dépassant généralement pas les 10 participants pour les cours à thème et les classes ouvertes. Il s’agit de traiter par exemple d’une recette spécifique de cuisine, telle que la réalisation des macarons, ou de l’élaboration complète d’un plat, comme par exemple le suprême de volaille au vin jaune et morilles. Le but est d’utiliser ce que chacun a dans sa cuisine comme le souligne Jérôme Rottmeier, «nous avons créé cette entreprise pour transmettre notre savoir et offrir à nos participants les trucs et astuces des professionnels, adaptés au matériel domestique».

Les participants suivent les conseils des chefs et réalisent leurs plats en deux heures environ; tout le matériel nécessaire est fourni. Un en-cas agrémente la leçon afin de faire patienter les convives avant de se mettre à table. C’est là toute la différence des cours de cuisine traditionnelle qui s’achèvent généralement à la fin de la réalisation du met. Maîtres et élèves s’installent alors autour d’un verre pour déguster leurs recettes, tel un groupe d’amis partageant un moment chaleureux. 

Qui s’intéresse à ces cours?

Jérôme Rottmeier précise que les enterrements de vie de jeune fille ont un franc succès, mais qu’ils permettent également aux collaborateurs d’entreprises de s’associer à cette démarche culinaire, afin qu’ils en soient pleinement acteurs. En général, il s’agit d’amateurs qui souhaitent passer un bon moment ensemble tout en apprenant des techniques particulières qu’ils pourront réaliser chez eux. Jérôme Baxas conclut, «A nos yeux, le plus important est de donner nos cours dans un esprit de convivialité et de simplicité. La cuisine est plus que notre métier, c’est notre passion».