Les vins suisses ont la cote dans le monde depuis quelques années. A quoi attribuez-vous cela?

Notamment aux critiques de vins comme Robert Parker, par exemple. Il y a deux ans, il a parlé des vins suisses pour la première fois. Dans les jours qui ont suivi, les vignerons cités recevaient des milliers d’appels. Les experts internationaux se sont donc mis récemment aux vins suisses et tous ceux qui les écoutent les ont suivis.

Mais pourquoi cet amour soudain des experts pour la production vitivinicole suisse?

La consommation suisse a tendance à diminuer et les vins étrangers sont de plus en plus facilement importables. Face à cette situation, nos vignerons ont été obligés de travailler sur la qualité et ont obtenu d’excellents résultats. A l’étranger, les consommateurs de vins suisses sont donc plutôt des connaisseurs qui recherchent un certain standing et un goût typique.

A entendre les organismes de promotion des vins suisses, l’Asie est notre marché d’avenir. C’est aussi votre avis?

Oui, mais la clientèle ouverte aux vins suisses doit être intéressée à découvrir quelque chose de nouveau et avoir un certain pouvoir d’achat. Pour cela, nous identifions particulièrement Hong Kong et le Japon.