Vous êtes aujourd’hui le meilleur sommelier du pays et vous dirigez le restaurant Il Lago dans l’établissement renommé Four Seasons Hôtel des Bergues à Genève. Etait-ce ce dont vous rêviez? 

Oui, depuis que j’ai fait mon école hôtelière à Milan et que je me suis spécialisé dans la sommellerie, je vise l’excellence. Aujourd’hui, j’ai la chance d’être dans un établissement qui me laisse beaucoup de temps pour me former et améliorer mon savoir-faire. Cette recherche de la qualité est, à mon avis, très importante dans le métier de sommelier. D’ailleurs, on n’est jamais arrivé et il faut apprendre et découvrir sans cesse de nouveaux vins. En fait, la pratique, comme pour un joueur de football, est la seule méthode pour rester à jour. 

A votre avis, pourquoi étiez-vous plus doué que les autres participants au concours? 

A vrai dire, je ne sais pas vraiment. Cela se joue dans les détails et dans la préparation. Personnellement, j’avais l’avantage d’avoir déjà participé à ces compétitions et donc de savoir exactement à quoi m’attendre. En plus, je me forme plus de deux heures chaque jour de semaine et presque sept heures tous les week-ends. 

Comment fait-on pour entraîner son savoir-faire? 

Sur cette question j’ai un avis tranché. Evidemment, la théorie est importante mais il faut la compléter en se déplaçant dans les vignobles, en visitant les caves et en découvrant de nouvelles viticultures. Il faut tout tester et rencontrer d’autres sommeliers passionnés afin d’échanger nos connaissances. C’est ainsi et seulement ainsi que l’ont peut se mettre au goût du jour.

Quels sont vos coups de cœur de professionnel? 

Je suis évidemment un grand amateur du vin italien, particulièrement de celui de la région du Piémont. Les vins de Bourgogne me séduisent également beaucoup. Et puis, il ne faut pas oublier la Suisse. Personnellement, j’ai une affection pour les Dézaley blancs. Il s’agit de très grands crus qui vieillissent sans peine.

Et quel est votre prochain objectif? Le championnat du Monde? 

Exactement! Je suis en train de me préparer pour arriver en finale au Mondial 2013. La compétition va être rude, mais je vais y aller très bien préparé. J’ai la chance de vivre ma passion, je me dois donc de me donner à 200 pour cent!