La progression remarquable en qualité et volume des divers cépages rouges est importante aujourd’hui pour gagner des parts de marché et donc pérenniser la viti-viniculture suisse. Ainsi, le pinot noir est devenu le cépage le plus cultivé, on le rencontre dans tous les cantons. Cette évolution du vignoble s’explique naturellement par le choix de la clientèle, puisque 2 bouteilles sur 3 consommées en Suisse sont des vins rouges. Quant à l’encépagement des blancs, il s’est richement diversifié.

Dans la quête de l’excellence, les concours restent très importants. A l’exemple du dernier Mondial du pinot noir et du Grand Prix des vins suisses, ils permettent à nos encaveurs de se mesurer, de progresser, de glaner des médailles et de donner de la visibilité aux vins indigènes. Ainsi, les nombreux prix obtenus contribuent à une nette progression de la notoriété des vins suisses dans toutes les régions. La mémoire collective n’a toutefois pas encore intégré complètement la Suisse au rang des pays viticoles de premier ordre…et ce défi de communication doit être relevé par la branche car le produit mérite effectivement une «étiquette» de plus haut niveau.

C’est l’objectif que s’est fixé l’interprofession de la vigne et des vins suisses s’oriente. Sans suivre une stratégie de promotion purement «vins suisses», étant entendu que les régions et leurs AOC jouent un rôle moteur, nous devons et pouvons relever le défi d’une notoriété à classer aux côtés des grands vins français, espagnols ou italiens. Dans nos vignobles, de nombreux encaveurs ont gagné ce pari en vendant très bien des vins haut de gamme, via une communication ciblée et soignée, digne des meilleurs horlogers. 

Par ailleurs, le franc fort nous poussera plus encore à devoir nous démarquer sur le marché par une image à forte valeur ajoutée. Ainsi, face à la pression de l’import, un renforcement de la notoriété par la promotion des vins suisses et des appellations régionales reste le meilleur instrument pour fidéliser notre actuelle et nouvelle clientèle.