• Respectons la température de service pour magnifier la température de consommation

La température de service requiert 2° à 4° C de moins afin de compenser le réchauffement du vin dans des verres placés à température ambiante: 20° à 24° C à l’intérieur, voire 26° à 30° C au jardin.

  • Service des blancs «le cul dans la glace la tête au soleil»

Faut-il se contenter de placer la bouteille dans une couche de glaçons, alors qu’elle devrait baigner dans de l’eau froide jusqu’au col. L’eau étant l’élément principal pour rafraîchir toute la bouteille, il faut y ajouter juste assez de glaçons en hiver, plus en été, en tenant compte de la température de service.

  • Cessons de croire aux vertus du rouge chambré

Le seau isotherme représente l’objet incontournable du service des vins rouges, cet ustensile maintient la température de service initiale durant deux heures. Les rouges servis trop chauds diffusent une désagréable sensation de chaleur en bouche.

Au-dessus de 15° C, l’alcool agresse le palais en laissant une sensation de brûlure et d’irritation amplifiée par la combinaison des tanins astringents.

  • Les syndromes du pingouin

Imiter ce que l’on voit pensant que c’est la règle n’a souvent pas de sens. S’empresser d’aérer le vin dans le verre aussitôt que celui-ci est servi diminue considérablement le potentiel olfactif. La règle consiste à agiter progressivement le vin: 2-4-6-8 aérations, à chaque fois sentir et vérifier si les arômes se maintiennent. Avec la bouche, le meilleur moyen de vérifier la structure du vin.

Autre syndrome, servir les vins une main dans le dos. Si le Créateur nous a donné deux mains, c’est bien pour s’en servir: une pour tenir la bouteille, l’autre pour recueillir la goutte avec le liteau.

  • Parlons du vin

Décrire un vin en se bornant à dépeindre la couleur et les arômes, c’est oublier l’essentiel: le goût. La bouche décrypte la personnalité du vin: léger ou charpenté, suave ou tannique, élégant ou rustique.

Le langage universel du vin est précis: enviner, rincer le verre ou la carafe avec le vin, aviné désigne un individu en état d’ivresse. Moelleux spécifie le gras naturel du vin, liquoreux les vins doux.